Le plastique et l’environnement

Depuis de nombreuses années, l’industrie du plastique est montrée du doigt. Les Nations unies estiment même que la pollution par les déchets en plastique est « l’un des plus grands fléaux environnementaux de notre temps ». Pourtant, sa production est toujours croissante et d’après certains experts, la production de plastique représentera 15 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici 2050. En comparaison, c’est ce que produisent aujourd’hui les émissions des industries des transports.

Pourquoi le plastique est si problématique ?

Tout d’abord parce que la fabrication de cette matière génère de la pollution et nécessite des ressources naturelles qui ne sont pas inépuisables ! L’extraction et le transport de matières premières fossiles pour le plastique libèrent toute une série de substances toxiques dans l’air et l’eau, y compris celles ayant des effets connus sur la santé comme le cancer, la neurotoxicité, la toxicité pour la reproduction et le développement et l’affaiblissement du système immunitaire.

Ensuite, la gestion du plastique en tant que déchet n’est pas maîtrisée. Le plastique est avant tout utilisé comme matériau jetable et 75% du plastique produit termine en déchet. Or, le plastique une fois utilisé est généralement incinéré ou enfoui et seulement une petite part est recyclée.

En France, nous générons chaque année 4,5 millions de tonnes de déchets plastique et 3,4 millions de ces déchets sont enfouis ou incinérés.

WWF

Le recyclage n’est pas la solution au problème du plastique. Contrairement à l’aluminium ou au verre, le plastique n’est pas une matière unique. Il existe en effet tellement de types de plastiques qu’il est difficile de les trier correctement. Le mélange des plastiques recyclables et non recyclables dans une même poubelle de tri, contamine le gisement. Ces erreurs de tri nécessitent ensuite une séparation supplémentaire, ce que tous les collecteurs ne font pas. Le mélange de différents plastiques impacte la valeur du plastique et sa réutilisation lorsqu’il est revendu.  Toutefois et lorsqu’il est bien trié, cela permet de limiter l’incinération ou l’enfouissement.

Et pour la santé ?

Pour l’Humain, les risques sanitaires identifiés liés au plastique sont dus aux résidus des processus de production, les additifs, colorants et pigments présents dans le plastique. Certains se sont révélés avoir une influence sur la fonction sexuelle, la fertilité, la fréquence accrue des mutations et les cancers. Les microplastiques en suspension dans l’air peuvent également transporter des polluants provenant des l’environnement. En milieu urbain, ils peuvent transporter des HAP – molécules présentes dans le charbon et le goudron – et des métaux.

Dans le milieu marin, les microplastiques sont ingérés par de nombreuses espèces. A terme, les scientifiques craignent que ces éléments puissent s’accumuler dans la chaîne alimentaire. Chaque année, plus de 100 000 mammifères marins et tortues et 1 millions d’oiseaux marins sont tués par la pollution plastique. En 2050, 99% des oiseaux marins auront ingurgité du plastique au moins une fois au cours de leur vie.

Ce qu’ils en disent

D’ici 2025, l’océan contiendra 1 tonne de plastique pour 3 tonnes de poisson.

WWF

60 à 90% des déchets aquatiques sont constitués de plastique.

Galgani et al., 2015

50 % des déchets marins sont des objets en plastique et à usage unique.

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